La France : son Histoire, ses mœurs, sa culture, son exceptionnelle arrogance en face du sort le plus ravageur. La France qui n’est ni moisie, ni finie. Elle qui rime dans la tête de milliards d’hommes et de femmes dans les quatre coins du monde avec « espérance » n’a pas fini de surprendre même si elle en désespère plus d’un dans son sein. La France serait malade d’elle-même, ai-je cru entendre tout à l'heure en zappant. J'ai plutôt envie de crier qu'elle serait malade de ses élites. Comment peut-il en être autrement ? Lorsque dans un pays vous interrogez sur la politique économique et qu’on vous répond "Bruxelles", sur la politique monétaire et qu’on vous réplique "Francfort", sur la politique de défense et que certains lorgnent vers Washington, sur la politique commerciale et qu’on vous réplique "Genève"… c’est sans doute que la volonté de faire a cédé devant celle d’exécuter des Oukases.

Face à une crise sociale, politique et économique qui perdure, l'hyperactivité du locataire de l'Elysée est fade sans les fondamentaux qui ont forgé ce pays plus grand que lui-même.

Le Tiers-Etat existe toujours dans la précarité et l’abstention. Le Clergé lui est divisé entre des intellectuels rémunérés pour prêcher et justifier tant de renonciations et le Bas-Clergé est composé lui des nouveaux-nouveaux réactionnaires... La Noblese elle continue d'exister, exonérée d’impôts mais sans se faire massacrer tous les 30 ans au service du Roi. Elle a gardé les avantages mais n'en subit plus la contrepartie. C'est ignorer que "L’esprit du siècle" inonde tout le corps social, l'esprit des Lumières qui se décline dans l'apprentissage de l’exception française, de sa devise qui devraient par elle-même suffire à redonner espoir : Liberté, Egalité, Fraternité. Ce cri d’un peuple libre qui s’émancipe enfin du joug de toutes les tyrannies de la naissance et de la prédestination. Leçon n°1 à un président bling-bling désireux de retrouver un peu de foi dans son pays et de crédibilité auprès des citoyens.