Merci Ségolène
Par L'intranquille le mercredi 12 octobre 2011, 12:47 - Politique - Lien permanent
Je n’étais pas un soutien de Ségolène durant ces « primaires citoyennes » mais je continue de penser que la place qu’elle incarne désormais au Parti Socialiste et à gauche doit être respectée et bien représentée.
Je n’aurais pas écrit ce post si je n’avais pas eu le sentiment, en voyant
les larmes de Ségolène dimanche, qu’une page était en train de se
tourner.
La page ouverte en 2006 avec l’idée d’une démocratie participative,
tellement critiquée, et pourtant partout reprise et remarketé. La page d’un
« ordre juste », comme Jean Pierre Chevènement parlait lui d’une
« autorité de la loi égale pour tous », elle aussi ayant infusé, surtout
au PS. Et plus que jamais l’idée qu’on ne devait pas jouer avec les
territoires, entendus au sens large dont les quartiers populaires qu’elle s’est
évertuée à incarner par tous moyens.
Nous étions nombreux en 2007 à la soutenir, vaille que vaille, souvent
contre les railleries et le machisme de ceux qui l’accusaient d’incompétence.
Nous étions quelques-uns à avoir compris que cette instinctive de la société
française avait seulement besoin du bon logiciel pour fonctionner de façon
efficiente.
L’iconoclaste Ségolène n’a pas gagné en 2007. Son entrée dans les primaires
en 2011 pouvait être interprétée - non comme une conviction de victoire (elle
en a toujours eu le fort désir) - comme la nécessité de veiller au bon
déroulement du jeu démocratique… donc des débats. Ainsi avait-elle toute sa
place dans cette campagne, d’autant plus que la légitimité gagnée lors des
dernières présidentielles et le trucage du congrès de Reims rendaient sa
démarche nécessaire, indispensable même !
Je n’étais pas un soutien de Ségolène durant ces « primaires
citoyennes » mais je continue de penser que la place qu’elle incarne
désormais au Parti Socialiste et à gauche doit être respectée et bien
représentée.
J’admire son courage, sa ténacité et plus que jamais son instinct qualifiée,
dans un post précédent, « d’incomplétude », approche nécessaire dans notre
société.
Et pour finir, au risque du ridicule, la politique a besoin, de temps en
temps, de cette forme d’humanité qui jaillit brusquement par la dépression de
l’échec. On était plus habitué à des émotions contenues, à l’absence tout
simplement de mots, voire à des mots violents du genre « je vous demande
de vous arrêter ».
A cet égard, son soutien à Hollande est d’un fair-play tout aussi
inhabituel.
Alors, tout simplement, merci !