Le Blog de Cyrille Minso

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Tag - présidentielles

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mercredi 12 octobre 2011

Merci Ségolène

Je n’étais pas un soutien de Ségolène durant ces « primaires citoyennes » mais je continue de penser que la place qu’elle incarne désormais au Parti Socialiste et à gauche doit être respectée et bien représentée.

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vendredi 30 septembre 2011

Et si Juppé était candidat UMP à l'élection présidentielle ?

En se positionnant comme un recours pour le cas où Sarkozy ne se présenterait pas, Alain Juppé envoie un signal fort à l'électorat. Certes il reconnait que le président de la république est le candidat naturel de la droite. Certes il lui apporterait tout son soutien. Mais le pavé jeté dans la mare est envoyé comme un signal aux français et aux instituts de sondage. A charge pour ces derniers d'intégrer cette hypothèse dans leurs réflexions.

Pour la droite, ce serait un pari gagnant, plus probablement gagnant qu'une candidature du président sortant que les affaires en cours qui se multiplient font fléchir. Chirac disait que "les emmerdes volent en toujours en escadrilles". Il faut croire que l'automne de Sarkozy ne sera pas une sinécure.

Alors la stratégie Juppé pourrait être une réponse pour tous :

- il a amélioré ses relations avec Sarkozy tout en restant "le meilleur" des chiraquiens;

- il est plutôt apprécié à droite et le sera d'autant plus que Sarkozy apparaitra comme un candidat susceptible de faire perdre son camp;

- il n'a pas trempé dans les vicissitudes du gouvernement Fillon et n'a accepté que des postes qui ne le mettaient pas en danger politiquement : Ministre des affaires étrangères et Ministre de l'écologie;

- il éteint de façon certaine une candidature Villepin et trouverait plus facilement des préoccupations communes avec Borloo;

- il donne le sentiment à tous d'avoir payé pour le RPR dans l'affaire des emplois fictifs aux dépens d'une carrière politique quasiment sans faille;

- les grèves de 1995 lui ont donné une image de psychorigide imputrescible après son expression "je suis droit dans mes bottes" : mais cela remonte à 15 ans et seule la gauche lui en tient encore rigueur ;

- il surprendrait la gauche qui focalise 50% de son discours sur un antisarkozisme servi par les affaires, la mauvaise image du président accumulée depuis 5 ans et les conséquences de la crise.

Comme "Amstrad" ne fait jamais rien par hasard, cette hypothèse d'un recours possible, si elle n'est pas broyée par les caciques du pouvoir, pourrait bien être servie par la dégradation progressive de l'image d'un président sortant pris dans l'engrenage d'un mauvais bilan et d'affaires politico-financières.